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Ces trois grands crus qui font tourner la tête

par webmaster le 05-08-2017

Ces trois grands crus qui font tourner la tête

Le 7, chiffre magique ? Les amateurs de crus millésimés ont des raisons d’y croire. Trois bordeaux d’exception sont issus d’une année en 7 : Château d’Yquem 1937, Cheval Blanc 1947 et Fargues 1967. Trois vins mythiques à la saveur aussi extraordinaire que leur prix.

M le magazine du Monde | 04.08.2017 à 15h22 • Mis à jour le 05.08.2017 à 06h37

On peut être un honorable châtelain de 83 ans, porter un costume chic sous le cagnard girondin, vouvoyer son fils Philippe et cultiver un (petit) côté punk. S’il est un mot que le marquis Alexandre de Lur Saluces aime employer, c’est celui d’« extravagant ». L’adjectif lui va si bien. Ce propriétaire d’un domaine prestigieux, le Château de Fargues, l’assure : les sauternes, ses vins de cœur, « sont extravagants par nature ». Et parfois, même, un peu plus que cela : franchement extraordinaires. Dans le verre, bien sûr, comme sur la facture.

Dans le Bordelais, trois années en 7 ont accouché de crus exceptionnels : 1937, 1947, 1967. Et parmi ces millésimes, trois vins ont même acquis au fil du temps une aura mythique : Château d’Yquem 1937, Château Cheval Blanc 1947 et Château de Fargues 1967. Des vins qui font aujourd’hui tourner la tête de collectionneurs prêts à dépenser une petite fortune pour s’offrir l’un de ces fameux flacons. En boutique spécialisée ou dans les ventes aux enchères, les bouteilles restées en circulation se négocient entre quelques centaines, plusieurs milliers, voire des centaines de milliers d’euros.

« Guitry disait qu’après du Mozart, le silence qui succédait était encore de Mozart. Après une gorgée d’yquem, les instants qui suivent sont toujours d’yquem. » Frédéric Dard

Du haut du mur d’enceinte de la forteresse familiale, dont les premiers travaux de construction datent de 1306, le marquis de Lur Saluces laisse aux autres l’angoisse du temps qui passe lorsqu’il évoque ces breuvages d’antan, qui sont pour lui de petits moments d’éternité. Sa famille a longtemps régné sur Yquem, le domaine le plus prestigieux du Sauternais, dont Frédéric Dard, le père des truculents San Antonio, écrivait pour une fois sans rire : « Guitry disait qu’après du Mozart, le silence qui succédait était encore de Mozart. Après une gorgée d’yquem, les instants qui suivent sont toujours d’yquem. (…)


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