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Accès à l'université : à quoi pourrait ressembler remise à niveau?

par webmaster le 21-11-2017

Accès à l’université : à quoi pourrait ressembler la remise à niveau ?

Les étudiants n’ayant pas les « attendus » demandés par les filières pourront être obligés de suivre « une remise à niveau » pour avoir le droit d’y accéder.

LE MONDE | 21.11.2017 à 06h45 • Mis à jour le 21.11.2017 à 09h30 | Par Camille Stromboni et Séverin Graveleau

C’est l’une des mesures phares de la réforme portée par le gouvernement sur l’entrée à l’université, et dont le projet de loi sera examiné en conseil des ministres mercredi 22 novembre. Désormais, les jeunes bacheliers qui n’auront pas les compétences jugées nécessaires pour entrer dans une licence universitaire non sélective pourront se voir prescrire un parcours de remise à niveau afin d’accéder à la filière demandée.

Année préparatoire, « propédeutique », semestre de remise à niveau ou simples modules de renforcement pédagogique, etc. : le flou demeure encore quant au format que prendront ces remises à niveau. « Nous allons pouvoir proposer à l’étudiant différents types de parcours », rassure François Germinet, président de la commission formation et insertion de la Conférence des présidents d’université. Même si le temps pour les mettre en place « est très court », alerte l’universitaire, pour qui une mise en place en 2019 aurait été « plus raisonnable »… Dans ce timing serré, les dispositifs qui existent déjà dans les universités ne manqueront pas de servir de bases d’appui.

« Beaucoup d’étudiants arrivent à l’université sans avoir le bagage nécessaire », souligne David Kremer, professeur de droit à l’université Paris-Descartes. Face à ce constat, l’université a développé depuis trois ans des « ateliers de perfectionnement » en analyse et synthèse de documents, en première et deuxième années de licence de droit, pour quelque 300 étudiants qui ont raté leur premier semestre ou validé leur première année au rattrapage.

A Panthéon-Assas, c’est même avant l’entrée à l’université que sont détectés les bacheliers fragiles. En fonction des résultats à un test de logique, mené dès la rentrée, environ 20 % des 1 600 étudiants de première année sont orientés vers un « parcours réussite ». Un dispositif créé il y a huit ans.


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