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Pierre Berthet : OUI, la jeunesse d'aujourd'hui, Réussite et Avenir !

par Pierre Berthet le 14-08-2018

Pierre Berthet : OUI, la Jeunesse d’aujourd’hui souhaite Réussir et avoir un Avenir. !

<< Quant à ceux – aux jeunes surtout ! – qui seraient tenté de chercher ici un conseil, un « truc », une recette pour «  Réussir >>, qu’il me soit permis, de leur dire simplement ceci : Pour réussir, il n’y a qu’un moyen, un seul : du travail, encore du travail, toujours du travail ! Et aussi, comme disait Danton, de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ! Il n’y a que le courage qui paie … Il faut se renouveler sans cesse dans l’action, en acceptant allégrement les risques d’erreurs, difficilement évitables ! Fuyez les gens dits «  expérimentés », qui n’osent plus rien entreprendre, qui mesurent tout sur leur petite balance, passant le plus clair d’un temps précieux à peser le pour, à peser, le contre, pour, en définitive, ne rien faire du tout !

Pour Réussir, il vous faudra, outre le travail, une certaine intuition de ce qui doit être fait ou ne pas l’être … Vous devez être apte à juger vite et à juger comme on dit «  à vue >> de «  nez ». Observez bien : si vous n’avez pas ces qualités, vous pourrez toujours les remplacer par ce que les « scientifiques » ou prétendus tels appellent dans leur jargon des « tests>> …. Dans la meilleure hypothèse, dites- vous bien que ce sera du temps sottement perdu, et le temps est chose si précieuse, sans compter le double risque énorme que vous allez courir – et bien peu des conseillers y échappent ! – de les mal faire d’abord, et de les mal interpréter ensuite ! OUI, pour bien conduire votre barque, vous devez avoir des phares qui portent plus loin, de vivre le présente juste ce qu’il faut et vivre inlassablement dans l’avenir …De temps en temps, bien sûr, vous aurez soin de faire une halte, de jeter un coup d’œil sur le chemin parcouru. Tirez alors les leçons, les enseignements qui s’imposent. Et repartez, sans vous retourner jamais, jusqu’à la station prochaine que vous aurez l’ambition de prévoir le plus loin possible, la vie, hélas, se chargeant de prévoir faire le reste … VOILA ! … Ce n’est plus ensuite qu’une question de chance … Certes, il vous faudra parfois l’attendre longtemps, s’armer de patience. Mais dites-vous bien qu’au cours de votre vie, tôt ou tard, vous l’apercevrez toujours à un moment donné, au tournant du chemin ! Soyez prêts alors ! Calculez bien votre élan ! Mais de grâce, faites vite car la chance, c’est comme le bonheur de Paul Fort, qui file …file ! … Quand vous l’aurez la belle, tenez la bien ! La chance est femme ! Sachez la conserver avec vous ! Elle est capricieuse, volage ! Pour conserver ses faveurs, il faudra une attention de tous les instants ! Car tout se paie dans cette verte vallée ! Ou pour la conserver, cette amante exigeante et jalouse, il faudra lui consentir de cruels sacrifices qui impliqueront le renoncement à mille choses, dont la Paix du Seigneur, le dimanche, qui sont – je vous l’accorde bien volontiers – une des joies de vivre ! Et il faudra ne pas oublier de vous endormir le soir avant de vérifier si vous avez à portée de votre main quelques feuilles blanches et un crayon ! … Le plus dur ensuite, l’épreuve la plus délicate, sera sans doute celle qui consistera dans le pénible apprentissage de la direction d’une entreprise, surtout si, comme Candide, vous êtes mieux fait pour une petite vie tranquille et cultiver votre jardin. Gardez- vous alors, comme la peste, de ne conserver autour de vous que des «  béni oui >> ! Tout l’art sera de choisir (il faut que vous sachiez que le choix est limité) des compagnons capables de vous rendre l’affection que vous leur témoignez, des collaborateurs qui sauront proposer, suggérer, sans chercher à imposer ; qui participeront à vos soucis, souvent écrasant, qui refuseront une fois pour toutes de vivre la vie douillette et confortable des ronds-de-cuir,  bornant leurs efforts à «  expédier les affaires courantes >> : qui critiqueront sans démolir, qui apporteront toujours, joyeusement ( on ne fait rien que dans la joie ! ) Leur pierre pour bâtir un édifice, même quand ils n’en apercevront pas la cime, perdue dans la brume …… Quand l’équipage sera bien au point, marchez alors, marchez à pas de géant ! Comme à la chasse, lorsque vous tirez le gibier au vol, tirez en avant, toujours en avant ! Sachez être pressé, car le temps s’envole à une vitesse folle ! Sachez profiter à fonds des bonnes années, où simplement des années qui seront moins mauvaises que d’autres. Car les mauvaises viendront, dans ce monde en folie. Et vous pourrez faire face à la tempête que si vous avez su, comme on dit en style d’état- major, préparer des «  positions à l’avance >>. N’oubliez pas aussi que les «  affaires >>  sont un peu comme les individus quand ils approchent le tournant de la cinquantaine. Une époque viendra où vous aurez aussi à lutter contre l’ankylose, le vieillissement des artères de l’entreprise. Car il ne suffit pas, hélas, que le cerveau reste intact, que la pensée demeure lucide, il faut que tous les membres, il faut que tous les rouages soient toujours en mesure d’accomplir leur fonction.

Si la chance vous sourit toujours, vous pourrez  - parce qu’on vous aidera ! et quel bonheur alors – procéder à la révision des moteurs, changer les pièces qui ont besoin de l’être, infuser constamment un sang nouveau. Si elle vous abandonne, si vous vous heurtez à l’incompréhension, à la force d’inertie, si vous devez vous user en discussions vaines, en palabres inutiles, soyez assez sage pour comprendre que vous touchez le point final de votre destinée … Inutile de poursuivre la lutte … Vous serez inévitablement vaincu ! Votre tempérament vous forcera, dites-vous, à poursuivre quand même, à combler ce que vous estimez être des lacunes, les défaillances ? Quelle folie ! … Les ans auront fait leur œuvre .Votre effort ne sera plus «  à l’échelle humaine ». Un beau jour vous vous écroulerez comme une masse, heureux encore si ce n’est pas trop tard …L’urée, la bile, le cholestérol, auront dépassé dangereusement la côte d’alerte parce que votre passion insensée vous aura conduit à négliger le sinistre hululement de leurs sonnettes d’alarme. Vos nerfs seront à bout. Votre cœur (pour avoir trop battu, menacera tout d’un coup sérieusement de s’arrêter de battre …  Oui, oui, n’attendez pas ce que vous croyez être le dernier moment, le jusqu’au bout on peut aller … Résignez- vous à la retraite, avec la farandole de vos illusions mortes, le tête-à-tête avec la nature qui «  t’invite et qui t’aime >> dans le splendide enchantement et dans toute l’infinie tristesse de la solitude … Et peut-être qu’un jour, si vous avez toute la passion, le virus de la feuille imprimée – peut- on vraiment les perdre ? – vous retrouverez cent idées à réaliser, mais des idées « artisanales >>, à votre mesure. Dans la presse d’aujourd’hui, qui ne paraît encombrée qu’aux regards inexpérimentés, tout est à faire, tout est à refaire. Après une longue cure d’oxygène, vous pourrez repartir à zéro, réalisant le miracle d’une seconde jeunesse !...>>>   Vendredi 13 avril 2018 !!