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Les mots du temps qui passe

par webmaster le 27-12-2019

Les mots du temps qui passe.

.- L’âge. -  Qui m’a dit le jour de mon anniversaire : << Il faut rajouter de la vie à tes années et pas une année à ta vie >> ? -  Je mets trois ans à m’habituer à un nouveau chiffre ; puis, quand enfin je suis confortable avec mon âge, j’ai trois ans de plus. – Comment croire ma mère quand elle me dit que je suis jeune alors que j’ai atteint l’âge où elle disait qu’elle ne l’était plus ? << Il y a des hommes qui mènent un tel deuil dans leur cœur de la perte de la jeunesse, que leur amabilité n’y survit pas. >>  Sainte-Beuve. - << L’âge ne nous protège pas de l’amour jusqu’à un certain degré pour protège de l’âge. >>  Anaïs Nin.

.- Le temps.  -  << Toujours juché seul au sommet d’une montagne, à se poser des questions sur la vie, à énoncer des théories sur la vie ; mais sans jamais les vivre. >>  Virginia Woolf, Journal.  – La vie devient plus intense quand il reste moins de temps. – Ce serait moins triste de commencer par la fin… Le néant est à chaque extrémité. – Qui aime assez la vie, à vingt ans, pour l’aimer à perte de vue ? – Dépêche-toi de t’approcher de tes rêves.  Le temps soigne, mais il tue aussi.

.-  La vieillesse.  – Vieillir, c’est bien, on vacille un peu, mais au fonds, on tient mieux debout. C’est devenir roseau avec les racines d’un chêne.  – Vieillir, ce n’est plus pouvoir dire : << Quand je serai grand, je serai …>>  Il y a des jeunes qui ne deviennent jamais vieux et des vieux qui n’ont jamais été jeunes.  Certaines personnes savent mieux être jeunes quand elles ne le sont plus. – L’inégalité est au début, l’égalité est à la fin. - << Je me suis aimé, je me suis détesté, puis nous avons fini par vieillir ensemble. >>  Paul Valéry.

.- Les mots de la fin. N’attendons pas la menace de la fin pour être au-dessus de la vanité. – Il y a un moment où l’on passe son temps à décorer ses amis puis à les enterrer. - Une vie réussie devrait bien se finir.  - << On meurt toujours d’un moment d’inattention. >>  Maurice Rheims. Toi qui, sur le néant, en sait plus que les morts. Mallarmé.  – A chaque fois que je n’arrive pas à finir un livre, peut-être parce que je redoute le point final, je pense à Freud qui disait, parlant de l’analyse, qu’elle était terminée et interminable.

Cf. Extraits – Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête … et par beau temps aussi. – Christine Orban – Albin Michel. Mai 2007.