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Comment faire pousser tomates sur balcon d'urbain confiné ?

par Pierre Berthet le 24-04-2020

VIDEO. Comment faire pousser des tomates et du basilic sur son balcon d’urbain confiné ?

POTAGER Le confinement, c’est l’occasion de s’adonner au jardinage, même avec un petit balcon ou une jardinière sur fenêtre

Oihana Gabriel - 20 minutes
Illustration de tomates
Illustration de tomates — Pixabay
  • S’émerveiller de voir des plantes pousser, manger sa propre production, c’est possible, même en ville et confiné.
  • Grâce aux conseils de Pascal Laforge, coach jardin, on peut apprendre à semer ses graines et prendre soin de ses plants de tomates et de basilic.
  • Et espérer déguster, d’ici à quelques mois, une salade maison faite sur son balcon ou ses fenêtres.

Voir un bout de verdure dans un océan de béton. Goûter (dans quelques mois) une salade faite par ses soins et ceux de Mère Nature. Découvrir au bout de quelques jours des semis qui poussent, des fleurs qui éclosent… Voilà qui fait rêver un certain nombre d’entre nous, confinés urbains en temps de coronavirus.

Bonne nouvelle, il est possible de réaliser un micro-potager, même en ville, avec peu de chose. Depuis début avril, les jardineries et les pépinières ont pu rouvrir, car le potager est reconnu comme un bien de première nécessité. L’occasion de se lancer dans un défi délicieux : se faire une salade tomates-basilic maison.

Les astuces d’un coach jardinier

Pour nous guider, Pascal Laforge, coach jardin chez Truffaut, livre ses conseils. En vidéo, mais aussi de vive voix. « Aujourd’hui, le potager, ce n’est plus un privilège pour ceux qui détiennent un jardin, 100 % des personnes peuvent s’y mettre ! », assure-t-il. On peut donc se procurer de la terre, des graines, des pots, et c’est parti :


Pour la tomate, le spécialiste conseille notamment de planter de biais. « Avec un angle de 45 degrés. Le bas de la tige va être recouvert de terre, votre plante va être bien plus enracinée, donc plus forte. » Deuxième astuce pour avoir de belles tomates : pailler le sol, « pour réduire l’évaporation de l’eau et la prolifération des mauvaises herbes. Pour la tomate, on peut choisir de la paillette d’ardoise. Car la pierre capte la chaleur et la renvoie, et l’ardoise encore davantage parce qu’elle est noire. »

Et comment savoir si on arrose assez ? Cela dépend de la météo, de la terre, de la température… Pascal Laforge conseille tout simplement de mettre son doigt dans la terre : si elle est humide, tout va bien, sinon, il faut ajouter de l’eau. Le plant de tomates, « il faut l’arroser d’autant plus qu’il est au soleil et qu’il est dans un contenant qui n’est pas la terre, poursuit-il. Une fois que les fruits sont bien verts, alors on réduit l’arrosage. »

Quant au plant de basilic, il a moins besoin de soleil et d’eau. Et on doit couper régulièrement les fleurs qui vont bourgeonner, pour que les feuilles ne perdent pas en vigueur.