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Santé. Les questions qu'on se pose sur pollens et les allergies

par webmaster le 11-04-2018

Les questions qu’on se pose sur les pollens et les allergies

mercredi 11 avril 2018 à 0:33 Par Delphine Martin, France Bleu Auxerre

Le printemps, c'est la saison du renouveau, c’est aussi celles des allergies. Un français sur quatre est touché par des allergies respiratoires causées, en grande majorité, par les pollens. Leur présence dans l’air est très surveillée.

Les pollens de frêne sont déjà bien là. Ceux de bouleau arrivent. Petit tour d’horizon des questions qu’on se pose sur les allergies et les pollens.

Comment sait-on ce qui circule dans l'air ?

C’est grâce à un réseau de surveillance mis place chaque année, dans toute la grande région. Il s’agit de 5 capteurs, installés à Dijon, Chalon, Nevers, Besançon et Montbéliard. Un capteur, c’est un petit tambour qui tourne, avec une sorte de ruban adhésif à l'intérieur. Ce capteur récolte les pollens et chaque semaine, de février à la mi-octobre, un technicien retire le ruban qui est ensuite analysé avec précision.

Cette analyse permet de savoir quels sont les types de pollens qui circulent. A quel moment. Dans quelles quantités. Toutes ces informations sont évidemment très utiles pour les médecins et pour les personnes allergiques. Elles permettent d'adapter les traitements (car c’est toujours mieux de prendre les médicaments avant que les pollens soient trop nombreux) et les comportements (éviter de faire un jogging si le taux de pollens de bouleau explose par exemple).

Et en ce moment, qu'est-ce qu'on trouve précisément dans notre air ?

En ce moment, dans l'Yonne, on trouve surtout des pollens de frêne... mais aussi des pollens de charme, de bouleau, de peuplier. Il y a aussi des pollens de cyprès et des graminées (ce sont ces plantes qui perdent des petits poils, des petites particules).

Pour l'instant, le risque allergique est encore faible dans le département de l’Yonne. Selon le dernier bulletin du réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA), il est de 2 sur une échelle de 5. Mais à mesure que les beaux jours vont se succéder, le niveau des pollens et donc le risque d’allergies, va augmenter.

Quels sont les pollens les plus allergisants ?

Sans hésiter, les plus méchants sont les pollens de bouleau. Il y a aussi les graminées, qu'on trouve sur des plantes... Et puis le nouveau cauchemar des allergiques, c'est l'ambroisie. Cette plante, très invasive et très allergène, remonte le cours du Rhône et commence à s'implanter dans la région.

Et ces pollens, les trouve-t-on uniquement au printemps ?

Les pollens d'arbres circulent surtout au printemps, avec un pic en avril. Les pollens d'herbacés, eux, circulent plutôt en été. Mais il y a évidemment des différences entre les régions et puis la météo joue un rôle important. La pluie, par exemple, permet un 'lessivage' de l'atmosphère : ça nettoie l'air et rabat les pollens au sol, offrant aux personnes allergiques un peu de répit. Mais ce répit n'est que de courte durée ! Alors si vous avez les yeux qui pleurent et le nez qui coule tous les ans, à cette période de l'année, ne tardez pas. Beaucoup de gens sont encore dans le déni. Ainsi, les personnes souffrant de rhinite allergique mettent en moyenne sept ans avant de consulter un médecin.

Cette surveillance est organisée par Atmo Bourgogne Franche Comté, en partenariat avec l'Agence Régionale de Santé (ARS), le Réseau National de Surveillance Aérobiologiques de Franche-Comté (RNSA) et le Réseau des Allergologues de Franche-Comté (RAFT). 

Les résultats des analyses sont diffusés chaque vendredi dans un bulletin allergo-pollinique. Il est disponible sur le site www.atmo-bfc.org