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Quitter Paris : 5 règles d'or avant de décider

par webmaster le 28-09-2020

Quitter Paris : 5 règles d’or avant décider

Bouger, s’installer en région ne s’improvise pas et moins encore quand son activité professionnelle, voire celle de ses salariés en dépendent. Et si vous preniez conseil ?

 Céline CHAUDEAU Le 21 septembre 2020 à 15h33- Le Parisien.  Pour avoir quitté en 2010 et installé aujourd'hui son activité à Angers (Maine- et-Loire), le coach Oriane Savouré-Lucas mesure d'autant mieux les enjeux d'une mobilité professionnelle.

 1/ Savoir pourquoi on part Elle aime à dire qu'elle accompagne les personnes « essoufflées par une vie agitée en surface ». Coach et animatrice du podcast «Avez-vous choisi?», Oriane Savouré-Lucas a déjà interrogé nombre de Parisiens tentés par une nouvelle vie professionnelle en région. «La première règle, avant de quitter la capitale ou l'Ile-de-France, doit être d'identifier les raisons de son ras-le-bol, insiste le coach. Pour ne pas être dans une simple logique de fuite, il faut savoir ce dont on ne veut plus et ce que l'on veut préserver. »

2/ Identifier la bonne région De même, il ne faut pas craindre d'ouvrir ses horizons, au moment de réfléchir à un nouveau point de chute. « Il n'est pas rare d'avoir une idée très précise, en raison de ses origines familiales par exemple, poursuit-elle. Mais si l'on veut changer de vie, il peut être intéressant aussi d'ouvrir le champ des possibles. » Après tout, s'il faut pouvoir se rendre à Paris dans la journée, un entrepreneur peut se poser aussi bien à Rennes qu'à Bordeaux ou Aix-en-Provence. Voire plus au vert encore…

3/ Convaincre les proches Parce qu'un entrepreneur part rarement seul, toute décision est forcément collective. L'initiateur du projet envisagera donc naturellement les conséquences de sa mobilité pour sa famille et son conjoint. « La question des écoles, mais aussi celle de l'emploi de l'épouse ou du mari sont à cet égard essentielles. Et les mêmes interrogations valent quand on embarque des salariés avec soi.» Pour ne «perdre» personne en route, chacun doit y trouver son compte.

4/ Réinventer sa façon de travailler La réflexion peut naturelle- ment se prolonger autour de nouveaux modes de fonctionnement, pour soi mais aussi avec les autres. «C'est le mo- ment de tirer les leçons de la crise sanitaire, insiste Oriane Savouré-Lucas. En région, un entrepreneur trouvera des locaux plus grands et moins chers qu'à Paris. Mais doit-il forcément installer tout le monde au même endroit, et surtout tous les jours? » Ce questionnement peut également interroger des aspects purement techniques. « L'essentiel est de pouvoir communiquer. Pour cela, la connexion Internet doit être optimale. »

5/ Se fondre dans l'écosystème local L'ultime conseil de notre coach vaut autant avant qu'après l'installation. « Il faut prendre contact avec l'écosystème local et identifier les acteurs de ce nouveau territoire. » A cet égard, les chambres de commerce sont autant des ambassadrices d'une région que des relais au quotidien. « Il faudra souvent prévoir du temps avant d'avoir toutes les clés de compréhension du territoire. »